Nkomb'Ademba, roi des Galoas et des Enèngas

Monument en hommage au roi Nkomb'Ademba, Oloumi, Lambaréné.
Tout au long de l’histoire les population riveraines de la vallée de l’ogooué se sont
disputées le monopole et le contrôle de zones économiques sensibles. Il fallait à chaque village, à chaque clan, à chaque tribu
le contrôle d’une portion du fleuve qui lui assure des revenus supplémentaires.
La ville de Lambaréné est née de cette volonté d’hégémonie sur le fleuve.
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Nkombé, un petit chef galwa (ethnie prépondérante dans la région) réussit à s’imposer
comme le roi des galwa, puis comme roi des énenga (ethnie de souche commune, voisine qui contrôle en amont du pays galwa les
meilleurs débouchés du fleuve).
Pour concrétiser sa prédominance il installe sa résidence ( son village) sur la rive nord de l’ogooué à l’endroit de la plus
grande largeur (1 Km environ) du fleuve et face à la pointe nord de l’île ewonjo néngé, position stratégique par excellence qui
lui permet d’avoir une vue sur tous les passages qu’ils soient issus d’amont ou d’aval du fleuve.
Il donnera pour nom à ce village « Adolinanongo », littéralement « celui qui regarde par dessus les peuples » et par métaphore
« celui qui domine les nations ». Cette installation sera à notre sens le geste crucial qui détermine la naissance de la ville de Lambaréné.
En effet , l’endroit est stratégique, car il permet la surveillance de toutes les actions commerciales de Enengas assujettis en même temps
qu’elle lui permet d’accaparer le commerce avec les traitants européens qui commencent à s’aventurer de plus en plus loin sur le fleuve et
qui cherchent à éviter toute une série d’intermédiaires trop coûteux.
En 1873, ayant tiré la leçon des déboires de ses voisins avec la marine Française, il signe un traité d’allégeance à la France , ce qui lui
permet de renforcer son monopole commercial.

